vérité

Rien n'est plus dangereux au monde que la véritable ignorance et la stupidité consciencieuse.

                             Martin Luther KING

Mercredi 22 février 2006 3 22 /02 /Fév /2006 16:48

Autour du huitième siècle, une des populations les plus denses de l'histoire de l'humanité vivait en Amérique Centrale, et prospérait grâce à des méthodes très efficaces d'agriculture et d'irrigation. Ses citoyens ont pu construire des monuments impressionnants, mais après des siècles de croissance, cette civilisation a disparu. Aujourd'hui, il est possible d'errer parmi les ruines d'une métropole maya sans s'en rendre compte. Les jungles de l'Amérique Centrale sont assez denses pour dissimuler des objets situés à peine à quelques mètres. Mais, alors qu'au sol il est possible de passer à coté de ces sites, les scientifiques ont récemment découvert que les satellites pouvaient les détecter depuis l'espace, même lorsque la jungle les avait envahis.

 

 

Le 15 décembre 2002, IKONOS a saisi cette image d'un "bajo" au Guatemala. Les bajos sont les zones de basses terres où l'eau de pluie s'accumule, et que les archéologues suspectent d'avoir été utilisées par les anciens mayas pour l'irrigation de leurs cultures. Cette zone inclut également des ruines de structures mayas. Sur une photo en couleurs naturelles, il serait difficile de discerner les ruines de la canopée verte de la forêt. La meilleure façon de les discerner est de les observer dans les spectres visibles et de l'infrarouge proche, comme sur cette image en fausses couleurs. Ici, la forêt couvrant les sites des ruines semble jaunâtre, par opposition à la couleur rouge de la forêt environnante. La végétation un peu plus clairsemée des bajos apparaît en bleu-vert.

Mais pourquoi ces ruines n'apparaissent-elles que dans les images en fausses couleurs ? Les mayas bâtissaient leurs monuments en pierre à chaux. Lorsque ceux-ci se sont détériorés, ils ont affecté la composition chimique du sol. Certaines plantes se sont éloignées, alors que d'autres étaient détruites ou décolorées. Les conséquences sont encore observables aujourd'hui (les zones jaunâtres), par certains capteurs satellites.

Qu'est-il arrivé à l'ancienne culture qui s'épanouissait ainsi en Amérique Centrale ? Il est probable que la population a succombé à une période de sécheresse naturelle combinée à un déboisement anthropogène. Comprendre comment les mayas ont affecté leur environnement pourrait aider l'homme moderne à faire des choix plus avertis sur la façon de traiter les forêts tropicales d'aujourd'hui.

Source: NASA
Illustration: EO, Marshall Space Flight Center & GeoEye

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Mercredi 22 février 2006 3 22 /02 /Fév /2006 16:43

L'Institut de Science et Technologie de Nara s'est associé à l'entreprise Funai Electric pour développer un système capable de contrôler la totalité des équipements électroménagers à l'aide d'une télécommande unique. L'écran de cette télécommande affichera une icône pour chaque appareil (téléviseur, enregistreur DVD, climatiseur...) contrôlable par l'utilisateur.
La télécommande en elle-même est équipée d'un capteur détectant les signaux lumineux identifiant chaque appareil électroménager ainsi que sa position dans la pièce. L'information est transmise en employant une méthode de communications par lumière visible, qui permet l'encodage rapide des données en clignotements lumineux générés par une diode électroluminescente. Ainsi une LED spécialement programmée est associée à chaque appareil de la maison.
Le prototype possède encore un écran tactile assez large, mais le groupe de recherche espère introduire une version portable de cette commande à distance en juillet et éventuellement implémenter le système au sein d'un téléphone cellulaire.

 Source: Cette information est un extrait du BE Japon numéro 393 du 14/02/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Japon. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com

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Mercredi 22 février 2006 3 22 /02 /Fév /2006 16:39

Dans leur recherche de la vie sur d'autres mondes, les scientifiques essaient de détecter des transmissions radio dans notre voisinage stellaire où des civilisations intelligentes pourraient se cacher ou de repérer des planètes comme la notre situées dans la zone " habitable" autour d'étoiles. L'une ou l'autre approche se fonde sur le choix de bonnes cibles à examiner minutieusement parmi les milliers d'étoiles de notre voisinage galactique.
Margaret Turnbull, astronome à l'Institution Carnegie de Washington, a consacré ses recherches aux étoiles susceptibles d'héberger des zones d'habitabilité où la vie, primitive ou non, pourrait prospérer. Elle a présenté une "short list" de candidats lors de la réunion 2006 de l'AAAS (American Association for the Advancement of Science) de St Louis. A partir d'un premier catalogue de 17 129 "systèmes stellaires habitables" que M. Turnbull et ses collègues avaient publié en 2003, elle a choisi une poignée d'étoiles qu'elle considère comme les meilleurs candidats, en se basant sur divers critères de filtrage.

L'étoile doit être âgée d'au moins 3 milliards d'années, un temps suffisamment long pour que des planètes puissent se former autour et qu'une vie complexe s'y développe. Les étoiles variables qui sont sujettes à de nombreux embrasements sont en général trop jeunes pour se conformer à ce critère. En outre, les étoiles dont la masse est supérieure à plus de 1,5 fois la masse de notre Soleil ne vivent habituellement pas assez longtemps pour constituer des zones habitables.

M. Turnbull a également considéré la proportion de métaux dans les étoiles. Les étoiles et les planètes se forment à partir du même nuage de poussières et de gaz. Si l'étoile n'a pas assez de fer dans son atmosphère, il est possible que le nuage parent n'ait pas contenu suffisamment de métaux lourds pour que des planètes se forment. Les étoiles candidates devaient donc posséder au moins 50% de la teneur en fer de notre Soleil. Selon la scientifique, les étoiles de ce type ont généralement des orbites paisibles dans le plan de la Galaxie. Elle n'a également retenu que des étoiles qui, comme notre Soleil, sont sur la "séquence principale" de l'évolution stellaire. Aucune géante rouge ni naine blanche n'a donc été sélectionnée.

Ces critères sont clairement "héliocentriques", mais cela peut se comprendre. "Nous nous sommes intentionnellement polarisés sur des étoiles qui ressemblent au Soleil", indique l'astronome. Comme le Soleil, de telles étoiles tendent à être très lumineuses et sont susceptibles de vivre assez longtemps pour que des planètes abritant une vie se forment.

M. Turnbull a sélectionné cinq étoiles destinées aux chercheurs qui essayent de détecter des signaux radio émanant d'éventuelles civilisations intelligentes (SETI) et cinq candidats stellaires pour les astronomes qui travaillent sur la détection directe de planètes telluriques.

Les nominées sont...

La meilleure candidate dans la catégorie détection radio est Bêta CVn, une étoile ressemblant au Soleil, située à environ 26 années-lumière dans la constellation des Chiens de chasse.

Suivent ensuite:

HD 10307, distante de 42 années-lumière, qui possède presque les mêmes masse, température et teneur en métaux que le Soleil. Cette étoile est pourvue d'une petite étoile compagnon.

HD 211415, un peu plus éloignée que HD 10307, un peu plus froide que le Soleil et qui possède deux fois moins de métaux.

18 Sco, dans la constellation du Scorpion qui est presque une jumelle du Soleil.

51 Pegasus. Déjà célèbre. En 1995, des astronomes suisses avaient détecté la première planète extrasolaire en orbite autour de cette étoile qui s'est révélée être une planète géante gazeuse mais M. Turnbull pense que 51 Pegasus pourrait aussi bien héberger des planètes de type terrestre.

Dans la catégorie observation directe, M. Turnbull penche pour des étoiles de luminosité intrinsèque suffisante pour offrir de bonnes observations d'une zone habitable mais sans excès toutefois pour ne pas masquer totalement les images de ses éventuelles planètes. Les meilleures candidates pour cela sont des étoiles de classe K, des objets intrinsèquement plus obscurs que le Soleil.

Le premier choix de M. Turnbull s'est porté sur Epsilon Indi A, une étoile dix fois moins lumineuse que le Soleil. C'est une voisine, à environ 11,8 années-lumière loin dans la constellation de l'Indien.

Viennent ensuite:

Epsilon Eridani, une étoile quelque peu plus petite et plus froide que notre Soleil, située à environ 10,5 années-lumière dans la constellation de l'Eridan (la Rivière).

Omicron2 Eridani, une étoile jaune orange à 16 années-lumière, approximativement du même âge que le Soleil.

Alpha Centauri B, qui fait partie du système stellaire le plus proche de Soleil, à 4,35 années-lumière. Depuis longtemps considéré comme un des endroits de la Voie Lactée qui pourraient offrir des conditions terrestres. Cette étoile fait partie d'un système triple d'étoiles.

Tau Ceti, à la différence des candidats dans ce groupe, est une étoile de classe G, de la même catégorie de luminosité que notre Soleil. Pauvre en métaux comparativement à lui, mais assez ancien pour que des formes de vie complexes puissent y avoir évolué.

Turnbull reconnaît que c'est une sorte de pari que de ne nommer de cette façon que quelques candidats. "Il y a des incertitudes inévitables dues pour partie à la façon dont nous comprenons les étoiles", remarque-t-elle. "Quand on considère le 'top 100', il est en réalité très difficile d'en extraire les meilleurs". Mais l'exercice est valable, selon elle, et ses critères de sélection l'ont réellement conduit vers ces choix qui surpassaient les autres candidats.

Source: SpaceRef

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Jeudi 16 février 2006 4 16 /02 /Fév /2006 14:04

Le fabricant de puce Intel a récemment franchi une nouvelle étape dans la course à la miniaturisation en fabriquant les premières mémoires de type SRAM à partir d'un procédé à 45nm. Le prototype actuellement développé par Intel n'est encore qu'une démonstration de la technologie 45nm. Selon le vice-président, Bill Holt, cette technologie offrira aux futurs ordinateurs de meilleures performances par unité de puissance avec notamment une diminution notable des courants de fuite. Comparé au procédé à 65nm, la technologie 45nm permet de doubler la densité de transistors, d'augmenter de 20% les vitesses de commutation et de réduire de 30% la puissance de fonctionnement. Le composant de test fabriqué par Intel intègre plusieurs circuits (mémoire, registre, boucle à verrouillage de phase, etc) et sa taille (119 mm2) ne dépasse pas celle d'un ongle. Avec les mêmes dimensions, le procédé 130nm employé 6 ans auparavant permettait de stocker 18 Mb de données comparé à 153 Mb pour la puce actuelle.
Intel aurait déclaré que le procédé de fabrication à 45nm intégrerait des interconnections en cuivre, des diélectriques à très faible permittivité ("low-k"), du silicium contraint et d'autres technologies avancées. Les chercheurs de la compagnie n'ont cependant pas dévoilé le matériau choisi (dioxyde de silicium ou diélectrique "high-k") pour la capacité de grille. Intel prévoit également d'utiliser la photolithographie à 193 nm plutôt que la lithographie par immersion comme cela avait été annoncé par certains experts.
Avec un temps de mise en production d'environ un an et demi, Intel prévoit de lancer la production à grande échelle des premiers circuits à partir du deuxième semestre de 2007. Ces mémoires seront fabriquées sur des sites de production aux Etats-Unis (Arizona, Oregon) et en Irlande.

Source: Cette information est un extrait du BE Etats-Unis numéro 21 du 9/02/2006 rédigé par l'Ambassade de France aux Etats-Unis. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com

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Jeudi 16 février 2006 4 16 /02 /Fév /2006 14:00

Alors que les interfaces sensibles au toucher ne supportent souvent qu'un point de contact à la fois, l'interface multi-touches développée par Jefferson Y. Han et son équipe du Media Research Laboratory de l'université de New York, permet d'interagir sur un écran avec tous les doigts à la fois.Un même dispositif peut même interagir avec plusieurs utilisateurs en même temps, comme le démontre la surprenante vidéo réalisée par l'équipe qui présente une très vaste variété de scénarios interactifs. L'équipe travaille désormais à reconnaître les doigts (pouces, index, majeurs...) associés à chaque contact afin de permettre de nouvelles interactions avec les données.

Source: internetactu.net sous Licence Creative Commons by-nc

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